Moi...

Ce texte me sera entièrement dédié,
Considères le comme mes propres confessions,
Ce texte a pour ambition de laisser s'évacuer,
Ce trop plein d'envahissantes sensations,
Qui me rongent me forçant à me remettre en question,
Face à ce qui sur mes envies impose une pression,
Aujourd'hui pas de nouvelles critiques de la société,
Ni de description personnalisée,
Juste une subite envie de laisser aller mes maux,
Et faire confiance a la verve de mon stylo,

Quatre ans ont suivi la première rime que j'ai décidé d'écrire,
Jamais je n'aurai soupçonné que j'explorerai autant mes dires,
L'inspiration est capricieuse certes mais n'oublions pas qu'c'est avec son accord,
Que j'ai réussi à décorer tous mes beaux discours,
Mais voila des fois même l'inspiration ne peut plus rien faire,
Quand elle se heurte à une porte transparente mais sans serrure,
Avec de l'autre coté un attirail d'idées puisées dans une mare,
D'expériences, de vécus et de réflexions, mais encore,
De changements, de crasse, et j'suis loin d'avoir tord,
Qui te permettent de t'exprimer malgré les injures du sort,
De débiter un flow qui sent la sincérité et la vraie sueur,
Celle puisée dans l'intérieur cardiaque de nos peurs...
Je salive en attendant toisant cette lueur d'espoir,
Qui m'illumine, de l'autre coté de la vitre,
M'attirant, me faisant baver sur ce a quoi l'accès m'est piètre,
Car n'ayant pas encore suffisamment trimé peut être pas assez mure,
Pour qu'à la clé je mérite le port,
Du trousseau laissant s'enfuir de mon esprit le délire,
De tout ce qui m'aura fait grandir,
Tu comprends pourquoi pour moi ca reste si dur,
D'écrire et me décrire comme armée d'une pile duracell,
Sur tout et rien simplement parce que j'aurai vécu la torture,
Que la vie me semblera asservie, dominée jusqu'à m'offrir,
Ce que chacun rêve d'entretenir et détenir,
A savoir l'expérience à la couleur d'un jour meilleur,
A l'image plus que jamais d'un volcan en éruption sans lave à faire jaillir...
Vous devez vous dire tout comme moi que je me leurre,
Face à cette conviction stupide et sans raison claire,
A l'écrire je sens d'ailleurs chacun de mes neurones qui se serre,
Certainement sentant qu'une fausse réalité j'endure,

Peut être que jamais je ne lirai ces rimes sincères,
Je ne me mire pas devant un trop plein de miroirs,
Où se reflètent ces mensonges déguisés en espoir,
Et je sais pertinemment que songer à déverser mes vers reste une imposture,
Bien d'autre ont des mots fait une plus efficace capture,
J'me contente d'observer tous ces talents achetés en surenchère,
J'me demande pourquoi moi j'ai pas hérité du meme pouvoir,
A réaliser des actions pleines d'originalité,
Poussant le monde à réfléchir et se replier sur sa pensée,
Car le slam a giflé mes sensations ca c'est clair,
Et avec l'écriture j'ai découvert une valeur sure,
Une valeur qui accompagne de mes jours chaque heure,
Et me rassasie en m'alimentant de jouissance auditive et de plaisir...

Pour l'instant je jalouse ceux capables de faire de grandes choses,
J'essaye de me mesurer à eux en silence,
Je me dépasse alors mais j'ai l'impression sans cesse,
Que pour que mes mots explosent il faut je me surpasse...
Tant de soirées à ½uvrer man½uvrée par ces idées désorganisées et éparses,
Si bien qu'j'en deviens dés½uvrée par la lassitude que me procure cette passion lasse,
Passion transformée en obsession de se battre contre un assaillement de concepts instinctifs,
Et une désertitude accentuée par ce soupçon de délire craintif,
Alors à quoi bon embarquer a bord,
De cet enchainement me comprimant de la plus barbare des manières...

# Posté le vendredi 29 mai 2009 22:09

Modifié le vendredi 29 mai 2009 22:49

Récit d'une Fourmi...

La société est une véritable fourmilière,
Et nous autres indéniablement agissons à la manière de ces petites bêtes,
Toutes pareilles, celles trouvant le courage de se démarquer sont rares,
Simplement par convention courant instinctivement a notre perte,
A la seule différence mais qui nous porterait profit,
C'est qu'on n'est pas autant organisés, l'esprit de groupe est dans l'oubli,
Et pour être honnête certains mots comme solidaires sont égoïstement épelés,
Invoqués en cas de nécessité personnelle mais jamais pour désigner la généralité,

C'est l'histoire d'une fourmi qui a traversé bien des paysages,
Jusqu'à atterrir tout prés de mon stylo devant ma page,
Elle se mit alors à me conter ce qu'elle avait du s'imposer,
Pour rentrer dans les normes de cette conformité prônée,
Son récit commence par une naissance sans intérêt particulier,
Bien sur son prénom a été choisi dans ceux qui étaient les plus usés,
Puis les jours qui suivirent furent garnis de roses,
Et pour pas faillir à la tradition, les premiers vêtements portés restent fideles
A l'idéologie commune : garçon bleu, fillette rose,

La fourmi grandi à peine de quelques centimètres qu'on l'obligea,
A ne jouer qu'à la poupée, symbolisant un signe évident de sa féminité,
Malgré ses envies il fallait s'adapter dès ses premiers pas,
Et accepter les coutumes de l'humanité sans se révolter,
La fourmi continua de croitre puis vint l'âge propice,
Celui dit de toutes les nouvelles expériences,
Mais voila la fourmi désespérée entra titubante,
Dans cet espace émotionnel chimérique aux attractions attirantes,
Enivrée de cette envie de perfection aperçue,
Dans sa microscopique télé pourtant pas moins parlante,
De la beauté spectaculaire et de la magnificence absolue,
Des stars, des mannequins et des incroyables recettes,
Faites pour dérober tout semblant de formes et de naturel,
De ce corps trop fragile dans un esprit encore puéril,
La fourmi se refuse toute alimentation,
Et sa santé sombre dans une perpétuelle dégradation,

La fourmi avide de tout voir et savoir,
Décide de se laisser tenter par les lumières qui s'imposent jusqu'à dissipation du noir,
Elle découvre alors un univers fait d'alcool et de strass,
Qui aurait cru que sous terre ya de tout ca la trace ?
Voila la fourmi dominée par les attitudes de la colonie,
Se cherchant mais plus en faisant comme autrui,
Sortir, boite, plutôt que de cultiver son esprit,
Se consumer a petit feu en se noyant dans sa joyeuse merde,
Plutôt que d'alourdir son encéphale de connaissances et d'acquis...
Décidant d'appartenir en totalité à ce monde nocturne,
Elle tombe dans une dépendance de toutes heures même diurnes,
C'est alors que cet entourage tant prisé la rejette,
Maintenant qu'elle a été touchée par le fléau elle ne sera plus jamais parfaite,
Elle se met à errer pour la première fois de sa vie sans contrainte,
Poussant le cri de sa misérable plainte,
La fourmi moutonne tant appréciée devient alors un déchet,
Et son minuscule corps devient un espace ou règne une incessante dualité,
Entre l'opium, les stupéfiants et toute substance permettant une extase absolue,
Oscillant entre demi-lucidité et vol plané elle erre déchue,
A la recherche du moyen de s'enfuir de cette vie a laquelle elle ne croit plus,

Une deuxième chance offerte, elle décide de réintégrer la secte de la collectivité,
Pour l'instant elle ne fait que suivre la file infligée,
Contrainte de n'être rien d'autre qu'une micro tâche noire sur le plancher,
Qui s'attache a une miette de pain parce qu'une centaine d'autres l'ont fait...
« Comme rien n'attend, le temps passe et on reste tangible aux variations,
De cette société aux multitudes obligations
On essaye de se connaitre mais a quoi bon,
Cette prison où on se trouve n'a pas de clé ni de solution,
On dit que vivre dans une société inclue des contraintes,
Cette nécessité de savoir s'imposer un mode de vie général,
En faisant abstraction de ce qui vraiment nous importe,
Soit disant par souci d'intégration même dans ce qui nous semble banal »,
Me dit l'être mystique dans son illumination,
Comme une sorte de morale ou plutôt de conclusion,
Avant de poursuivre son chemin,
Et de se ranger dans la file déterminant son destin,

Alors la prochaine fois que tu verras des fourmis sur ta table,
Souviens-toi juste qu'elles te sont plus que jamais semblables,
Puis forcément t'en trouvera une qui essaye de s'éloigner,
Regarde la, admire la, elle ose peut être ce que t'as jamais tenté,
Ne méprise pas ce qui te semble représenter des futilités,
Car crois moi elle te fera réfléchir sur ta condition plus que jamais...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 27 mai 2009 21:01

Modifié le jeudi 28 mai 2009 12:22

Mon Bled a Moi

Les gens d'Outre mer nous appellent Tiers-monde,
Nous autres indigènes qui cherchons a faire évoluer tout qui tourne dans notre ronde,
Les gens d'Outre mer nous trouvent peu a envier,
A savoir les misérables ressources que nos terres nous ont attribué,
Comme si même l'aumône se faisait a la nature,
Et comme si même la nature pouvait choisir ses pâtures,
Les gens d'Outre mer nous jugent sur des ouï-dire,
Sans savoir à quoi on ressemble s'imaginant alors le pire,
On devient des p'tits monstres prêts à détruire,
Simplement parce que des p'tits cons ont pour les contre dire,
Dévastés tout ce qui se trouvait sur leur passage,
Rongés par la rage de n'symboliser que des ravages,
Les gens d'Outre mer nous méprisent,
Nous regardent de haut comme si on ne représentait rien,
Par contre notre intelligence ils prisent,
A l'opposé on devient alors des gens bien,

Moi je vis dans ce que l'on appelle « pays sous développé »,
Pas d'euphémisme mon texte n'a pas pour but d'atténuer,
Une réalité trop présente dans l'esprit de chacun,
Sachant jouer sans peine le coup de l'hypocrisie sans fin,
S'adaptant à l'esprit de l'idéal commun,
Celui qui dit qu'on est en évolution alors qu'on ne fait que voir passer le train...
Je viens de la ou la galère est présente,
Mais ou on s'entraide pour éviter de glisser, victime de la pente,
Celle qui petit à petit accroit le fossé entre nous et les 'autres',
Tentant d'avancer mais,
Que faire quand on est autant dévalorisés ??
Je viens de la ou on est plus que tout convoités,
Pour le climat idyllique qui s'impose le long de l'année,
Et aussi j'allais presque oublier,
Les paysages sublimes dont on a hérité,
Mais loin de moi ces idées stéréotypées,
Ces conclusions garnies de superficialité,

Moi je viens de la ou on regarde l'autre coté de la mer avec envie,
Pensant qu'en restant la ou on est, on nous regardera toujours avec mépris,
Que la chance est une voisine qui déménage souvent,
Et qu'on pourra mieux éclore portés par d'autres vents,
On se demande alors avec des paillettes plein les yeux,
Si le degré de perfection de ces nations n'a pas atteint les cieux,
Mais même avec cette idéologie on revient souvent aux origines,
Peut être le manque de cette chaleur naturelle inscrite dans chacun de nos organes,
De ce quotidien empli de rires, de joies, d'humour incontrolé, sans daigner laisser la peine,
S'imposer du moment que chacun de nous se démène,
Je viens de la ou on n'hésite pas à porter main forte a ceux qui la réclament,
Loin de la paranoïa qui évolue au prorata de l'évolution matérielle,
Mais méfie toi je viens de la ou la méfiance est aussi existentielle,
A juste titre quand un type louche s'approche trop, tu d'vines alors c'qui s'trame,
Car sans se voiler la face on est tous conscient,
Que la fin justifie les moyens,
Et qu'on est alors amené à user de toutes les ressources sans exception,
Pour combattre la misère et la faim,
Se révolter contre une société a deux vitesses ayant pris le pouvoir,
Eloignant alors les catégories jusqu'à plus pouvoir se voir,

Je viens de la ou entre orient et occident on essaye de s'adapter,
Ou la danse est inscrite dans nos gènes,
Tellement qu'un sang vibrant à chaque onde coule dans nos veines,
Et ou, pays en devenir sans arrêt on construit,
Une économie encore fébrile mais qui on l'espère aura bientôt fleuri,
Je ne sais pas si un jour on devra choisir entre patrimoine ou progression,
Je sais par contre que personnellement je transhume selon les saisons,
Entre le monde des grands et le mien,
Traversant alors ces divers horizons,
Afin de mieux forger mon jugement,
Je peux alors sans hésiter avancer,
Que malgré nos lacunes pour rien je n'échangerai,
Cet attachement porté a ce bout terre qui m'a vu grandir,
Et m'a permis d'apprendre ce que signifie le mot Honneur...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 26 mai 2009 19:01

Modifié le mercredi 27 mai 2009 13:28

Le Temps se lasse et passe...

Le Temps se lasse et passe...
Tant de fois j'ai entendu cette phrase pathétique :
« Ouai sérieux le temps y passe trop vite »
Cette notion qui se dessine de façon rythmique,
Imposant ses repères à l'humanité,
Sans possibilité de revenir en arrière,
Modification tant espérée de s'qui nous a été des plus amères,
Changer son passé pour mieux vivre son présent,
N'est ce pas une illusion à laquelle aspire l'homme depuis bien longtemps ??
Enfin on se persuade qu'il serait peut être pire autrement,
Poursuivant alors cette vie qu'on subit, cet enfermement,
On se dit maitre de son destin mais les dommages sont irréversibles,
L'adversité ayant décidé que de tous ces malheurs on serait la cible...

Le temps nous évite la fuite,
Le temps nous permet la poursuite,
Poursuite de toutes ces espérances,
De tous ces rêves jusqu'à notre moelle dissimulés,
Qu'on essaye secrètement de réaliser,
Sans se fixer de limite, tout en s'armant d'expériences,
A chaque seconde passée on apprend à mieux se connaitre,
On sympathise avec sa personne et on teste son soi,
De manière à savoir ce que l'on est et se permettre,
De se juger sur ce coté obscur qu'à peine on conçoit,
A l'image d'une porte verrouillée sans possibilité,
D'ouvrir sur ce qui allégoriquement est censé nous représenter,
Vu que tout simplement y'a pas de verrou qu'on pourrait crocheter,

Ma porte à moi, j'avoue qu'elle change souvent d'aspect,
Suivant le fil de ces traces qui s'inscrivent pour me marquer,
A chaque coup dur pour m'obliger à jamais oublier,
Cette souffrance physique ou morale que j'ai été vouée à supporter,
Ma porte à moi, ne contient pas que des égratignures,
S'inscrivant dans le bois et à jamais le marquant,
Elle porte également des graffitis faits lors d'un instant de contentement,
Comme ces p'tits mots impulsifs et innocents,
Qu'on écrit sur les portes de WC,
Dans un endroit où tout nous semble agréable et familier...

Si tu me dis que t'as jamais rien regretté,
Que t'as eu une vie des plus enviées,
Durant laquelle tout s'est extremement bien déroulé,
Je te demanderai d'arreter de m'embrouiller,
Car ça je l'ai compris et c'est pareil partout,
Le principe mm de chaque existence est de toucher à tout,
Un mélange de toutes les peintures aux plus diverses nuances,
Formant alors une sorte d'étoile qui à la manière de chacun,
Brille sous une dominance qui s'accorde à l'humeur actuelle,
Et s'imprègne de l'influence qu'exerce sur nous notre réel...

Le temps coule et découle sous son écoulement,
Des instants marquants qui en un semblant de seconde,
Choquent l'instabilité de la vie et la prennent au dépourvu incessament,
Et meme en t'étant paré a toute blessure meme profonde,
T'as toujours cette impression d'etre marqué à jamais par ce changement,
Dont dans ta mémoire le souvenir refera surface par les traces exposées,
Ces inscriptions imposées que plus jamais tu ne pourras renier,
Bien au contraire moi toutes mes cicatrices je les porte fierement,
Elles me rappellent que le temps passe et que je ne serai plus jamais la meme,
Une nouvelle faille qui se grave dans mon existence, comme une sorte d'embleme,
Qui me recommande de batir mes esperances rimant avec prudence,
Car c'est clair qu'en un battement cils aura défilé ma vie,
Aussi je ferai tout pour faire raisonner mon cri,
Faire que mon nom s'inscrive dans chaque semblant d'éternité,
Meme si j'ai l'impression qu'on sera demain bien avant la fin de la journée...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 25 mai 2009 15:45

Modifié le lundi 25 mai 2009 16:05

Le jour se lève

J'attends que toutes les lumières se tassent,
Puis j'viens m'assoir devant mon cahier avec ma p'tite tasse,
Ou baigne cette potion destinée à éveiller cette inspiration lasse,
De se cacher, se camoufler, si bien qu'elle en devient une sorte de bitume molasse,
Qui éclaire mon cortex, le pousse à réagir puis passe,
Quand elle voit que de ma plume y'a nul part la trace,
Et que pour s'exprimer faudra prendre une place,
Puis attendre que ce surplus de population me délaisse,
J'en ai assez d'essayer de rassembler ce flow d'idées éparses,
J'ai l'impression que toute la journée le long de mes tresses,
Sont semées comme les cailloux du p'tit poucet,
Toutes ces innovations incessamment amassées
Trop denses, ne pouvant être classées,
Sans que des feuilles ne s'envolent de chaque dossier...
Oui je sais tu dois te dire que sans cesse,
Les péripéties de cette vieille histoire, je ressasse,
Mais détrompe toi, toi-même tu dois voir la différence,
Et l'évolution entre chacune de mes transes,
Cependant sache que toute la nouveauté de ma syntaxe,
Est qu'elle ne se retrouve plus face à une impasse...
Non cette fois mes sentiments je laisse,
S'échapper de cette bouche muette que la parole émousse,
Pour mieux laisser s'échapper cette crasse,
Que je vois, vis à mesure que les saisons s'entrelacent,
Transmettant ainsi un message plein de sagesse,
A travers leurs rides qui jamais ne transparaissent,
Et nous dire qu'il n'y a pas assez de temps dans toute une existence,
Pour rêvasser, attendre que tourne la chance,
Et dompter ce forcené de destin bien protégé derrière une cuirasse,
De frayeurs, de soupçons qui si t'es pas rude, jamais se cassent,
Au contraire se nourrissent de cette détresse semblables à une milice,
Pour te poursuivre et faire de tes espoirs un doute qui sans cesse,
S'étend sur ton espace émotionnel et croisse...
Assez de ce blocage, de la censure de cette masse,
Je les dénonce tout comme l'esprit conformiste qu'ils régissent,
Pour maintenir l'expression sous une invisible laisse;
D'ailleurs une main invisible dessine sur cette feuille aux gribouillis diverses,
De ce crayon si longtemps endormi qu'enrobé de mousse,
Un visage nouveau au rayonnement à la puissance immense.
Fini de subir, la vraie recherche commence,
Car ma passion j'veux l'assumer même si j'n'ai pas la patience
D'attendre de trouver ceux qui de la même façon remplissent leur panse,
A coup de saturation lexicale ou condamnation à l'odeur de délice,
Qui s'émisse dans notre atmosphère et s'agrafe en nous jusqu'à l'os ...
Mon jour à moi se lève et même si la lumière brule mes synapses,
Plus que jamais je ferai tout pour que ma plume grince,
Transportée par toutes ces soirées à siéger assiégée par mes idées dispersées,
Plus de raison de me cacher, je veux que ma vie ait un sens,
Et être affichée malgré tout ce qu'on en pense,
En suivant le chemin de toutes mes révélations endossées...

Je suis poète et ca déborde de mon stylo,
L'encre fuit de tout coté tellement la pression est imposante,
Dans la cartouche où s'accordent et se condensent mes mots,
Désormais rien ni personne ne pourra mettre mes ambitions à la porte...

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 15 mai 2009 19:33

Modifié le vendredi 15 mai 2009 21:34