Chui moi..

Je suis chiante...
J'me trouve chiante quand j'essaye de m'expliquer,
Et qu'mon égo démesuré s'en mêle et se dépêche de rappliquer,
Quand mes pensées obscures j'me retiens pas d'les partager,
Que j'tâche de dépenser mes doutes, dans l'espoir qu'ça m'fasse moins tapager,
J'suis chiante pasque j'm'accroche même là ou y'a pas d'corde,
Que même si je gêne le passage j'me soutiens dans la horde,
J'suis chiante pasque j'te balance toute ta chiasse a ta gueule,
Pasque chui trop fière et qu'j'ai pas peur d'me r'trouver seule,
Alors j'suis chiante pasque j'te dis tes vérités en face,
Et que si ca t'fâches, qu'est ce qu'tu veux sérieux qu'ca m'fasse,
J'suis chiante pasque dans la vie faut savoir s'marrer,
Et qu'quand la vie m'narre ses peines j'la dirige vers d'autres terres ou amarrer,
J'lui ris au nez c'est clair, j'ris d'ces névroses qu'elle essaye d'm'imposer,
Trouves ca puéril ou immature mais j'espère qu'j'finirai jamais par m'poser,
J'suis chiante pasque j'ai pas peur d'en redemander quand ca m'plait,
Mes secondes sont comptées pas l'temps pour les états d'âme et les p'tites plaies,
J'suis chiante pasque j'plaide la seule vérité que j'ai vérifiée,
Qu'j'refuse d'suivre la file et d'voir ce en quoi je peux m'fier, mon regard démériter,
J'suis chiante pasque pleine de surprises,
J'suis chiante pasque tu peux jamais m'faire lâcher prise,
J'ai réponse à tout et si la vie est une passoire j'veux en explorer tous les trous,
J'suis chiante pasque mon optimisme survis a tous les coups,
J'suis chiante pasque tu crois m'cerner mais qu'tu t'retrouves leurré,
Et qu'sous tes grandes certitudes à berner tu deviens de doutes beurré,
J'suis chiante pasque j'me balade fièrement avec mes défauts,
Mon chemin m'a forgée et plus forte j'apprends a pas trop sentir le faux,
J'suis chiante pasque j'me remets en question,
Que j't'emmerde profondément toi qui vois même pas de ta personne l'fond et les sillons,
J'suis chiante pasque j'ai pas peur d'taper des pieds,
D't'écraser les orteils et t'duper pour t'usurper s'que j'me conçois mérité,
J'suis chiante pasque tu m'croyais conne et qu'souvent j't'étonne,
Puis tu crois qu'à fond j'me donne, alors qu'tout l'temps j'mythonne,
J'suis chiante pasque j'râle sans cesse,
Que j'me débarrasse d'mon hale pour t'enlacer de ma détresse,
J'suis chiante pasque j'dis que j'veux y arriver sans t'regarder de haut,
Et qu'toi ca détruit ta théorie du « quand t'en veux trop, t'es qu'un salaud »,
J'suis chiante pasque j'ai pas peur d'avancer dans l'noir,
Pour que dans s'foutoir j'repeigne les choses sous mes couleurs,
Pour m'soucier de tout même s'qui semble dérisoire,
Pour m'élancer a valeur sure vers des valeurs pures,
C'est clair les choses les plus nobles sont celles qui créent nos frayeurs,
Pour pas voir la vie en rose, pas qu'la naïveté m'arrose,
Pour toujours tâtonner, tout découvrir, être plus mure et faire face à l'éclat des coups durs,
Et pour faire bosser tous mes sens, qu'mon existence prenne pleinement sens,
J'suis chiante pasque pour m'venger moi j't'encense,
Que j'pratique la politique du « Flatterie à outrance avant destruction intense »
Alors j'suis chiante pasque j'te chamboule au plus profond de toi,
Pasque trop tard tu découvres le champ d'boules puantes sur ton toit,
J'suis chiante pasque j'vois l'mal partout et qu'j'ai souvent raison,
Que j'me méfie de tout l'monde même ceux que j'connais depuis deux générations,
Pasque tu m'comptes pour des prunes et qu'ça s'retourne contre toi genre auto immune,
J'suis chiante pasque j'gueule quand même j'ai tord,
Et qu'toi impuissant tu peux qu'en silence maudire ma mort,
J'suis chiante pasque j'pose un orteil sur la limite mais en franchis jamais le seuil,
Faudrait qu'un jour tu m'imites, qu't'écrives entres les lignes d'ta feuille,
Pasque j'fais preuve d'une lucide placidité qu'tu trouves acide,
Quand t'essayes d'me faire rager, remets toi et oublies l'bide,
J'suis chiante pasque j'ai commencé mon hymne mais voila j'ai plus d'rimes,
J'suis chiante pasque j'ai commencé ce texte,
Tu m'trouves chiantes pour un tas d'autres raisons alors cours après la suite... cours après mes restes...
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# Posté le samedi 05 septembre 2009 00:57

A chaques idéaux leur Victor Hugo alors j'accuse..

J'me réveille, j'regarde dehors, des hordes filent à toute vitesse défilant contre le vent violent devant ma fenêtre,
Je lève les yeux vers le plafond, et sort mon corps de la profonde léthargie qui l'éloignait de ce décor, ce mal-être,
J'erre encore une fois dans cette routine qui retient mes impulsions sur la route de la conformité,
Mon âme continue de vagabonder malgré qu'elle se retrouve bondée par une ondée de mots comme "mité" ou encore "dépité"...
Juste avant d'avoir eu le temps de laisser mon entendement agir, j'me dandine jusqu'à mon bureau, ce bourreau qui me martyrise, «smart with smile » voila ma devise,
Je vise un tiroir et en sort un texte, celui qui me remet les idées en place et permet de me remémorer le fond de ce monde où tout est à déplorer,
Assise sur une chaise, je brise le silence et me lis comme pour créer une sorte de porte vers un autre horizon,
Ces quelques rimes sur lesquelles je mise la floraison de mon oraison :
J'accuse l'imperfection humaine,
J'accuse la jalousie de s'installer dans le c½ur familial,
Filiale et capital, une sorte de rituel empêchant l'échange tribal,
Un père sue percé par l'envie d's'éloigner de ces moins-perçus,
Ses enfants ayant reçu les bases de la convoitise finissent déchus et déçus,
J'accuse l'Homme d'être sadique et satirique, on dit à l'autre qu'on espère qu'il s'en sortira,
Mais voulant qu'il reste dans sa galère pour pas qu'on se sente unique misérable comme un rat,
J'accuse l'Homme d'être de mauvaise foi, de construire sa tombe avec des tours en papiers,
Pour demander ensuite aux cieux pourquoi il s'retrouve en dessous éparpillé,
J'accuse taillefine et special k de montrer un paraitre imposé,
Reposant la beauté sur un squelette névrosé,
J'accuse les US de nous monopoliser,
Je nous accuse, nous la majorité, de nous laisser dominer,
J'accuse la rue d'pousser à bout les esprits pour être par elle considéré,
J'l'accuse d'être un genre de p'tit poucet qui sème sur son chemin qu'des cailloux pestiférés,
J'accuse la terre d'fabriquer du weed, d'pas trier ses rejets,
J'accuse l'homme du haut d'sa malveillance, de pas s'gêner d'en partager,
J'accuse notre regard de se voiler la vérité,
De pas voir en face ce dont les plus misérables ont hérité,
J'accuse la technologie d'nous bouffer le cerveau,
De nous corrompre par ces disques gravés en nous jusqu'à en oublier s'qu'on vaut,
J'accuse la cupidité (désir) d'nous pousser à en vouloir toujours et encore,
Jusqu'à s'que même en vie notre âme quitte notre corps,
J'accuse le système de nous pousser à être les plus forts,
De jamais regarder plus bas que là ou nous ont porté nos efforts,
J'accuse l'injustice de s'quater à sa guise la place,
D'avoir pris ses quartiers chez certains sans l'espoir qu'elle s'déplace,
J'accuse la télé d'nous faire rêver avec ses belles paroles, une sorte de missionnaire,
Regarde tout l'faux d'nos idoles, réveilles toi y'aura jamais de slumdog millionnaire,
J'accuse l'évolution d'être une science de la peur,
J'accuse tous ces Opérateurs/ Gérant/ le Monde de nous enterrer dans notre torpeur,
J'accuse les OGM d'être une arme contre la nature, un bras de fer contre la terre,
Une fracture c'est sur avec les éléments purs, pour que l'homme ait des tonnes à jeter dans la mer,
J'accuse la règle du « je sais donc je suis » d'nous faire suer comme enveloppés par un suaire,
Enfermant le propre humain comme dans un sanctuaire,
J'accuse la vie de naitre même là où la misère est une voisine,
Une MST qui s'propage au parfum du CO2 et des usines,
J'accuse l'homme étriqué de n'se soucier que d'l'éclat de ses fossettes,
La musique t'fait bouger la tête, mais pas l'chant des mitraillettes,
Alors arrêtes, quittes cette malveillance qui te squate, prends un skate et roule à n'en plus pouvoir, jusqu'à plus voir ce merdier,
Arrêtes de suivre le système destructeur, regarde son visage rageur et fais tout pour y remédier
Nuit jour, jour nuit, tout se suit, de nos jours tout nuit avec toujours les mêmes gestes, de la maladresse le zeste,
Trop de min-ga se retrouvent avant de savoir lire à manipuler et retourner leur veste,
L'association Minga connaissent pas mais leur esprit est plus évasé face aux mangas,
La torture les triture, la mauvaise foi fait d'eux des as de la friture,
Mais moi j'veux pas qu'mes gosses finissent biture,
Alors je crois qu'est v'nu l'moment pour toutes futures mamans de bouger,
De jamais s'laisser marcher d'ssus par une politique qui fait que les juger,
T'as beau être rusé tu devras lutter pour pas être d'une destruction massive le sujet,
Et le rejet d'un ensemble qui a plus que jamais besoin d'être purgé,
Alors j'accuse l'imperfection humaine,...
Comme tous les autres jours je traverse de bout en bout la pièce,
Avec dans ma poitrine mon c½ur debout par fierté et tambourinant sans cesse,
Comme tous les autres jours je m'habille, un style malhabile qui m'permet d'briller,
Dehors, des hordes filent à toute vitesse défilant contre le vent violent,
La bise m'fait la bise, et fouette mon visage sage, mais sans sourciller,
Je m'élance encore une fois, regarde cette voie que la normalité étend à l'entrée de mon antre, et avec un sourire latent je lui dis « vas t'en »...
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# Posté le dimanche 30 août 2009 23:33

Modifié le lundi 31 août 2009 11:21

Voila ...

C'était une famille tout s'qui ya de plus normal,
Des valeurs plein les tripes, de celles ou on ignore le mal,
Une éducation entre évolution et tradition,
Les parents essayant d'imposer une fusion des deux sans contradictions,
La fratrie comme toutes les autres était la à se crêper l'chignon,
En signe d'amour et tout en s'partageant des crêpes et des bonbons,
Malgré les conflits tout se voulait oublié,
Au gré des jours qui filent ils étaient une marmaille ou en castagne ou liée,
Mais louant une solidarité qu'il était dur de défier,
Et se fiant les uns aux autres sans connaitre le sens caché du mot « élier ».
Dehors il fait froid, encore une soirée ou les éclairs sont rois,
3h du mat', un jour d'hiver, dame nature est verseau,
La peau mate, des jouets divers, dans un verre on verse de l'eau,
« Tiens maman bois t'inquiète pas papa arrive bientôt »,
Les enfants s'activaient mettant leurs chapeaux à la San Benito,
Papa sort la voiture, on aide maman on perd pas de temps,
Les nerfs à vifs et tout excités, tout l'monde a l'feu aux tempes...
Les heures s'écoulent, on s'assoit bien sagement le travail à commencé,
Les enfants veulent jouer à « tu m'tapes si j'mens » mais ont peur d'finir émincés,
Alors on attend, on tend l'oreille à la moindre détente,
Des névroses pleins le crane, le père n'a pas la tête à la détente...
Un cri dans la nuit, un son inouï,
Caractéristique d'un début d'vie mais qui en une seconde s'enfuit...
C'était la mes premiers mots, mon premier émoi,
Et moi, l'pire dans tout ca c'est qu'j'men souviens même pas,
C'est vrai, pas besoin d'm'l'avoué j'étais pas l'enfant la plus désirée,
Mais on m'a acceptée dans cette tribu où les principes sont cirés,
Bon pour pas trop souler, j'tomberai pas dans les remerciements,
Mais c'est vrai qu'c'est visages là on été avant tout mon ciment...
Le temps passe vite, mes secondes sont décomptées,
Et avant d'm'en rendre compte, j'dois apprendre à compter,
« 1, 2, 3 nous irons aux bois, 4,5 6 cueillir des cerises »,
Des contines pour s'rendre à la cantine,
A peine découvrant les continents et déjà incontinente,
Dans la cour, j'en ai des cieux plein les yeux, on jouait à l'élastique,
Aujourd'hui celles avec qui j'ai grandie rêvent d'chirurgie plastique,
Ces moments ou le seul souci reste un devoir qu'on a eu la flemme d'faire,
Même si pour mon cas c'était pas une affaire j'étais un gosse exemplaire ( : D),
Puis c'était trop tôt mais fallait d'jà s'dire au revoir,
Non seulement aux copains mais surtout à l'innocence abandonnée sur s'trottoir...
On me pousse à toucher à tout, à faire la différence entre mi et fa,
Et j'commence à voir qu'tout n'inspire pas la déférence dans ma mille-fa,
Puis viennent ces instants volés à dire au revoir,
Et voila mes proches envolés la ou j'peux plus les voir,
Alors j'me cherche, j'me rebelle, j'joue à la dure, et d'jà faut faire des choix,
J'sèche, j'joue à la belle, c'est rude mais en fait j'ai juste peur d'choir,
J'en ai profité jusqu'au bout, m'accrochant au bitume d'la paresse,
La ventouse de mon ivresse, et même si c'est con le bonheur d'ma p'tite jeunesse,
Amère comme du chicon, la réalité que j'fuyais comme une contrainte,
M'saute au cou et m'oppresse de son étreinte,
Plus moyen d'fuir j'dois voir toute la misère de mon miroir,
Alors malgré mon instinct indolent et insolent, j'plonge à n'en plus pouvoir dans l'savoir,
Une chose est sure mon ironie à survécu au choc,
Et pour tout l'or d'la terre jamais elle sera le sujet d'mon troc... ou pas
Pour l'instant chui en suspend j'sais pas d'quoi seront faites les années prochaines,
Mais s'qui est sur c'est qu'sous mes chaines j'me déchaine,
Pars'qu'avant tout j'veux voir les choses en face et m'cultiver,
Pour pas r'ssembler à ces faces de q typées,
Pas d'stéréotypes j'me veux atypique, et j'f'rai tout pour m'démarquer même m'frotter à des pics,
M'démarquer, pour m'faire remarquer, vivre mon propre film épique,
Etre considérée, pas d'ces cons sidérés d'vant leur console,
J'ai peur des poires et j'veux pas être d'celles qu'on console,
Consolidée par la détermination, jeter les dés d'mes idéaux le plus haut possible,
En femme arc-en-ciel, j'arpente les ruelles d'mes sensations avec zèle, j'm'emmêle dans mes cibles,
Là tout d'suite j'ai du mal à choisir mon avenir, faut s'trouver un métier et s'nourrir,
Et j'veux pas être le genre d'nana fastidieuse, mélange entre fat et odieuse, ca va sans dire,
Surtout rester authentique sans camoufler ces tics qui m'attaquent,
Tic- tac, tic-tac,
Le temps passe encore une fois autour d'cette feuille posée sur mon bureau,
Voila j'dois déjà m'remettre à bosser pour pas valoir qu'un leurre, chui rattrapée par mon bourreau,
Déjà la fin d'ces rimes ou j'me mire, ou j'écris s'que j'peux pas dire,
Ou j'écris sur manuscrit ce en quoi j'crois, même si toi ça t'fait rire,
Ou je crie en silence ces pensées qui s'balancent,
N'osant pas être divulguée et dont la panse est protégée par ma lance
Voila c'est mon bout d'chemin tu préfereras p'tre celui d'GC Malade,
Mais quoiqu'il s'passe demain j'resterai pure, pas l'temps pour les salades,
Voila c'est mon histoire celle qui fait que chui dev'nue ce truk bizarre,
Bourrée d'antinomies et une anatomie qui doute à croitre,
Chui aujourd'hui dans l'brouillard c'est l'secret d'mon cloître,
Mais voila c'est mon histoire celle qui fait que chui dev'nue ce truk bizarre...
Mon histoire celle qui fait que chui dev'nue ce truk bizarre...
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# Posté le dimanche 23 août 2009 11:08

Modifié le mardi 15 septembre 2009 16:57

Enfant...

Enfant, je découvre le monde,
Enfant j'en vois déjà tout ce qui définit le mot immonde,
Enfant je vis en survivant comme si même l'envie face à la vie était un défi,
Enfant j'essaye d'imaginer une planète ou y'aurait pas de chars qui défilent,
Enfant j'suis obligé de ménager mon appétit et le mettre sous écrou,
Enfant j'entends tous les jours les maisons des voisins qui s'écroulent,
Pars' que quand j'me lève le matin, c'est tout l'temps pareil,
Et moi j'vois tous ces grands messieurs avec leurs appareils,
Ils viennent tous les jours à la maison, après papa est toujours en colère,
Il parle beaucoup et crie que sans eux j'aurai une vie scolaire,
Qu'avant leur arrivée on était riches, parmi les plus puissants de l'orient,
Puis l'embargo est venu et on s'est transformés en vauriens,
Papa raconte que l'enseignement était une priorité, le vrai hein pas celui ou on apprend à tirer,
Puis il murmure qu'il ne reste plus lgtemps à patienter et que bientôt on partirait,
Que ca lui fait mal de devoir fuguer et laisser sa nation,
Mais il pense à nous et pour vivre faut suivre la paix et ses destinations...
Papa cite souvent les auteurs qui l'ont marqué d'un air convaincu
En disant « Qu'un peuple uni ne sera jamais vaincu »
Alors il va avec les autres il parle d'unisson,
Mais à chaque fois on entend ces sons qui font boum et maman lâche une faible lamentation,
J'vois bien qu'elle veut rester forte mais voila c'est dur,
Et qu'sur ces terres autrefois pures y'a plus de c½ur c'est sur,
Le soir elle dort pas, et elle sursaute à chaque pas,
Puis elle répète très bas que la paranoia sera la cause de son trépas,
Aussi, maman nous parle beaucoup, et moi ca m'fait rêver,
Quand elle me dit qu'avant y'avait personne qui avait faim ni pouvait en crever,
Elle raconte aussi que tout ca n'est que machination,
Et qu'à cause de p'tits cons aujourd'hui une vie décente relève de l'imagination
Tout l'temps elle pleure puis elle prononce des paroles à mon égard avec égarement,
« C'est pas juste que notr' monde n'appartienne qu'à une poignée d'homme aussi inconsciemment
Que c'est pas juste qu'il y'en ait qui vivent ici dans cette crasse pathétique,
Alors que les parachutes nous méprisent et bronzent devant les tropiques... »
Pas'que moi, quand j'sors dehors j'vois qu'une mer de poussière,
Du sang partout puis des hommes flingués de partout et fringués en vert,
Et j'me dis dans mon p'tit cerveau que y'en a marre,
J'me demande pourquoi même si de partout ça crie, les secours se font rares,
Pourquoi on vient pas nous sauver pas'qu'ici même l'air a un gout amère,
Et j'me demande aussi depuis quand l'homme s'plie devant la puissance,
Depuis quand la force pouvait corrompre de l'humain les sens,
Depuis quand on meure pars'que d'autres l'ont décidé,
Pourquoi on est prisonniers et condamnés, ca sert à rien de persister,
Pourquoi Babylone n'est qu'une illusion, victime comme tant d'autres de la convoitise,
On a inventé des raisons sans raison pour justifier cette bétise,
Une vérité camouflée, une autre inventée,
Destruction d'une culture, chute d'une ethnie au c½ur de la torture,
Des frères qui s'étripent, douleur dans mes tripes,
Le mal qui s'étale, comme l'espoir qui détale, l'homme est un animal,
J'aurai jamais l'occasion de l'étudier mais Plaute avait raison "l'homme est un loup pour l'homme" c'est une définition idéale,
Pourquoi même les gentils réagissent pas face à cette méprise,
Pourtant ils savent qu'l'union fait la force de la maitrise,
Pourquoi on nous prend pour des pions d'échec pour pousser notre pays à l'échec,
A quand la résurrection, a quand la sortie de ces déchets qui nous matraquent ... »
Enfant je ne comprends pas beaucoup de choses, mais j'en vois le seuil,
Enfant oui mais j'sais qu'en étant né ici j'ai signé les papiers d'mon deuil...
Puis papa rentre le soir rempli de sang encore une journée des plus normales,
A s'déchirer sans regle ni morale,
Il est rentré c'est le principal, encore une fois c'est un miracle,
C'est pas que j'y crois pas mais l'inégalité des forces est un immense obstacle...

Certains trouveront que mon texte est tout s'qui y'a de plus banal,
Une p'tite arabe qui parle que la guerre en irak, rien de recherché ni de personnel,
L'essentiel reste que pour moi il tient une grande importance,
Car c'est surement ce qu'a pensé saleh voué des sa naissance à la potence,
Et abattu à l'age de 5 ans alors qu'il p'tit déjeunait avec sa famille,
Moi j'me demande par contre jusqu'à quand tairons nous cette infamie...
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# Posté le samedi 15 août 2009 00:03

Modifié le mardi 18 août 2009 09:08

Imperfection...

Mon imperfection m'a menée à un présent gnomique,
Condamnée à errer dans ces couloirs de métaphores supra-atomiques,
Pour qu'en ressorte un semblant de quelque chose moins pathétique,
Que les trucks débiles que j'ai essayé d'faire dans l'genre lyrique,
Pars' que j'l'ai compris dans la poésie c'est toute une tactique,
Suffit par d'parler d'soi dans un délire mystique,
Pour entrer dans l'histoire et dev'nir « rimeur mythique » ...
Voila c'est typique j'vais m'oublier encore, et retomber dans l'tragique,
Pourquoi pas après tout ma plume c'est bien MON bus magique...

J'disais que mon imperfection m'a menée à un présent gnomique,
D'ailleurs j'me présente, moi petit gnome gorgée d'égocentrisme,
Qui tente tendue comme... une corde à linge, de décrire ce prisme,
Où se reflètent les instabilités d'cette planète atteignant leur paroxysme ;
Alors pour mieux découvrir et enfin pouvoir fleurir mes dires,
S'qui est pas gagné pour l'instant c'est l'cas d'le dire... -_-',
Moi et ma plume on s'balade sur Panam,
Moi et ma plume on balaye et braque ce semblant d'amertume,
Le seul truck qui t'restes quand t'as plus d'tune,
On regarde et garde des images d'ces visages mités qui s'imposent
Quand il t'reste plus grand-chose,
(Ouai je sais sur « mité » t'as du tilter et t'dire comme ta prose,)
Soyons sérieux... Pour être honnête j'préférerai être borgne,
Pour pas avoir à constater pleinement ce flot d'injustice qui émane d'une société bornée,
Dans cette ruée vers l'or dont elle voit plus les bornes,
Et ordinairement dev'nant de plus en plus une évolution mort née...
Donc j'élève mon flow qui vogue et revisite cette détresse vulgarisée :
« Quoi la mort ?? pff tu parles moi j'ai vu un film un mek il se f'sait exploser juste après seb7allah il posait pour une interview, c'est démodé tout ca »,
J'm'égare un peu, mais j'ai tellement d'pensées qui s'présentent et insistent pour être pansées avec mes mots, une sorte de rédemption pour mes sensations,
Guérisseur régissant et régulant de mes sens le sillon...

En bref j'me baladais et j'ai vu une pov' nana plantée sur l'plancher,
J'me suis penchée, tu parles complètement bourrée,
Et c'est dans cette bourrasque de bière qu'elle m'a conté cette histoire,
Que beaucoup trouvent dérisoire et narrant ses déboires,
Mais qui vue sous un angle moins pâle d'indifférence,
Et plus rouge rageur d'être dans l'ignorance,
Crois moi créerait une énorme divergence ;
Par ailleurs tout en me contant sa vie d'un trait,
Bien qu'attrayante j'me concentrais sur ses traits,
Son visage c'est clair n'était pas superbement dressé,
Mais à lui seul tout un récit adressait,
Une jeunesse envolée et désormais des rides pour se dire « t'es jolie »,
Des fois aussi, çà se voyait qu'elle se faisait plaisir camouflant son portrait défait,
Malgré le manque de propreté, elle s'maquillait de temps à autre,
Sans doute persuadée qu'empourprée elle paraitrait moins empotée,
Les cheveux ternes sans éclat surement symbole de son déclin,
Et les paupières baissées à l'égal des action réalisées pour un bout d'pain,
Sans parler de cette main qui en se tendant illustre l'échec d'une vie, le choc de son chemin...

Ce texte en fait n'est pas pour dire que les plaisirs mènent à rien,
Ou encore une pancarte dans l'genre « aider ceux dans l'besoin c'est bien »
Mais c'est surtout pars' qu'en écoutant les péripéties d'sa vie,
J'ai vu tous ces yeux qui la fuient, et s'enfuient au fur et à mesure du puit de ses débris,
Alors j'te confronte à son message, ses poires à elles certes en rimes mais où se mire le même désespoir,
Vazy ouvres les yeux, ouvres ton esprit à ceux que tu vois pas, à ceux
Qui demandent qu'un peu de considération, malgré tes préjugés et ta conne sidération,
Avoir peur de l'humain, c'est pas ça la solution,
Mais j'parie bientôt on vendra d'la paranoïa en lotion,
En tout cas ça n'a rien d'une idéalisation, mais c'est pas pour rien que nature humaine se confond avec humer la haine dans une parfaite fusion...

J'vais imposer à ma mythomanie une trêve,
Et pour dire vrai, tu l'auras deviné c'est pas un rêve,
J'me baladais et j'ai vu une pov' nana plantée sur l'plancher,
Mais comme toi j'ai évité son regard avant de m'égarer dans mes honteuses pensées...
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# Posté le lundi 27 juillet 2009 14:51